Le cocon : Accoucher, naturellement

Quand il y a quelques mois, j’expliquais autour de moi que j’avais choisi d’accoucher de manière physiologique en maison de naissance, j’ai rencontré à peu près toutes les réactions. Il y avait les sceptiques « mouais… on en reparlera après ton accouchement… j’ai une copine aussi qui voulait accoucher comme toi, et ben je peux t’assurer qu’elle l’a vite réclamée sa péridurale ! », les admiratives « wouahou ! T’es courageuse. Moi j’pourrais pas… », les curieuses « tu me raconteras, si ça fait moins mal qu’un ulcère à l’estomac je me déciderais peut être à tomber enceinte… », les inquiètes « sans péridurale ? mais t’es MALADE !!! », les silencieuses qui ne disaient rien mais qui le pensaient tellement fort… et puis il y a eu aussi les nostalgiques attendries « ohhhh super ! J’ai accouché moi aussi dans une maison de naissance, et à refaire je le referais comme ça ».

En fait, ça n’était pas une évidence pour moi au départ d’accoucher de manière naturelle, les premiers mois je ne me projetais d’ailleurs pas du tout au moment de l’accouchement. Mais lorsque nous sommes arrivés à Bruxelles, il a bien fallu choisir une structure pour suivre ma grossesse. On avait entendu parler d’Amala et du Cocon, deux maisons de naissance qui décrivaient un suivi de grossesse et un accouchement en douceur, dans le respect de la mère, du père et du bébé. Le programme me plaisait et l’esprit aussi mais je n’avais pas vraiment réalisé qu’une maison de naissance ça voulait dire « accouchement sans péridurale », et moi jusque là, comme la plupart des femmes il me semble, je m’étais toujours dit que je voulais accoucher sans douleur. Je n’avais pas encore tout compris…

Le cocon

Nous appelons d’abord Amala car plus proche de chez nous, mais pour début avril il n’y a plus de places, la sage femme nous conseille alors le Cocon qui travaille de la même façon. Rendez-vous pris, nous voilà en route pour le plus grand hôpital de Belgique, à Anderlecht. On entre dans ce hall gigantesque et suivons la route du gîte de naissance, au 4éme étage, nous y voici… surprise. Passé la porte vitrée, nous entrons dans un joli espace, accueillant, chaleureux, on sort complètement de l’ambiance glaciale du vieil hôpital universitaire. Pascale nous accueille avec son accent du sud de la France, de Montpellier. Très vite on se tutoie, le courant passe bien. Elle nous fait la visite et on découvre deux belles chambres avec chacune un grand lit, une immmeeeeense baignoire, des ballons, des tapis et même un projecteur d’étoiles qu’elle est fière de nous présenter… on se sent bien, tout de suite. C’est là que je veux accoucher !

L’une des premières questions que je pose cependant à Pascale c’est… « est-ce que l’on peut avoir une péridurale en accouchant ici ? ». Elle me répond gentiment que oui, parfois, lorsque qu’il y a de la souffrance, quand l’accouchement devient trop long ou se complique, on est très heureux de pouvoir administrer une péridurale pour soulager la future mère. Mais dans ce cas, on descend au deuxième étage en salle d’accouchement médicalisée. Ici, au Cocon, tout se passe de manière naturelle.

Je décide de ne pas me stresser sur la question de la péridurale puisqu’il me reste encore quelques mois pour faire marche arrière. Le principal c’est qu’ici, je suis en confiance et j’ai envie de continuer à voir les sages femmes du Cocon. L’idée c’est que d’ici mon accouchement, je les rencontre toutes pour que le jour J je ne me retrouve pas face à une inconnue. Elle sont cinq, Michelle, Chantal, Pascale, Gaëlle et Maud, toutes aussi convaincues et engagées dans l’accouchement naturel, doux et respectueux.

Après quelques rendez-vous de suivi de grossesse, je suis convaincue moi aussi. Elles répondent à mes questions, à mes peurs, sans me mettre la pression, sans me juger. Je comprends alors toute la dimension de ce que représente l’accouchement physiologique. C’est bien plus qu’une affaire de péridurale, c’est une affaire de liberté. C’est prendre en main l’un des moments les plus importants de notre vie, sans l’intervention de la médecine. C’est poursuivre ensemble, tous les trois ce que nous avons construit depuis neuf mois. Mettre au monde un enfant n’est pas une opération, être enceinte n’est pas une maladie. Cependant, il arrive parfois qu’un accouchement tourne mal, et là on est heureux que la médecine puisse prendre le relais pour le bien de la mère et du bébé. Mais dans la majorité des cas, l’accouchement se passe bien, c’est un geste naturel, ancestral.

Prendre en main la naissance de notre bébé

Pendant plusieurs mois, les différentes sages-femmes que je rencontre pour le suivi de grossesse et pour la préparation à l’accouchement, me donnent confiance en moi. En parallèle, je suis les cours d’hypnonatal de Clotilde Fargeix à Amala, on évalue ensemble mes peurs, on les rationalise. De façon universelle, ces peurs remontent à l’enfance, depuis que l’on est petite fille, on est conditionnées à avoir peur de l’accouchement car on ne l’associe qu’à de la douleur. Une fois les peurs comprises et apprivoisées, Clotilde me recentre sur la finalité de tout ça, et à chaque fois je sens mon bébé, je l’imagine arriver, mon menton se met à trembler et le niveau de l’eau dans mes yeux commence à monter.

J’apprends sur moi, elles m’expliquent ce que produit le corps d’une femme lorsqu’elle accouche, ce qu’elle produit naturellement en ocytocine, endorphines, adrénaline et prolactine… en anti-douleurs. C’est fascinant. Tout, absolument tout m’est expliqué, elles me dessinent des schémas, me montrent des illustrations scientifiques, m’expliquent le passage du bébé avec un squelette de bassin et une poupée.

Je trouve tout ça passionnant et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ça me rassure et dénoue mes angoisses, car nous sommes en train de prendre possession de la naissance de notre bébé. Je sais que si j’avais accouché de manière médicalisée, on n’aurait pas pris le temps de me donner toutes ces informations. Maintenant que je les connais, je trouve intolérable que l’on ne donne pas ces clés à toute femme qui tombe enceinte. Sous prétexte que la médecine prend le relais, elle ne se donne pas la peine, ne prend pas assez le temps de dire aux femmes ce qu’elles vont vivre. À quel point la médecine infantilise-t-elle les femmes, à quel point nous dépossède-t-elle de ce qui nous appartient ? Cela m’interroge, et comme je le disais plus haut, à ce stade de ma préparation et de ma réflexion, la question de la péridurale me semble être un détail.

« Pendant 9 mois, votre corps fait tout seul quelque chose d’incroyable, il crée un enfant. Pourquoi, lorsque tout se passe bien, vient-on perturber ce processus naturel. Pourquoi vient-on couper l’herbe sous le pied à votre corps qui se débrouillait jusqu’alors très bien tout seul ? »

À Érasme, je fais tout mon suivi de grossesse, mes prises de sang, mes échographies, je rencontre une gynécologue (une seule fois je crois) et vers le 8ème mois, une chose m’inquiète un peu. Le bébé, d’après les estimations fera plus de 4 kilos, mes peurs se réveillent. Comment va-t-il passer ce bébé ? Pascale, Michelle et Clotilde encore une fois apaisent mes doutes. « Ce n’est pas le poids qui compte c’est le périmètre crânien. » L’une d’entre elles me donne une image qui me rassurera jusqu’au moment de l’expulsion.

« Imagine un col roulé très serré, si tu essayes de passer ta tête trop vite et en force, le tissu va craquer. En revanche, si tu prends le temps, que tu laisses le tissu se détendre et s’étirer, il va s’ouvrir et tu pourras enfiler ta tête tranquillement. L’accouchement, c’est à peu près pareil, il suffit de prendre le temps nécessaire pour que la tête passe sans déchirure… »

En lieu et place

« Ma mère a accouché sans péridurale et ça été l’horreur. » Oui sans doute, avec tout ce que j’ai appris pendant ma grossesse, avec tout ce que je sais aujourd’hui de ma propre expérience, j’imagine qu’elle a dû souffrir. Accoucher sans péridurale à la manière médicale, c’est à dire les pieds dans les étriers et le bassin écrasé entre le bébé et la table d’accouchement, ça n’est ni logique ni naturel. Cette position n’est pas pensée pour accompagner la venue du bébé mais pour faciliter le geste du médecin. En accouchant de manière naturelle, je sais que je pourrais choisir la position dans laquelle je me sens le plus à l’aise et l’endroit qui me paraît être le plus confortable. On commence tout de même à voir ça et là, des lieux d’accouchement médicalisés qui laissent plus de choix à la maman sur cette question notamment de la position et de l’endroit.

« C’est vous seule qui allez mettre au monde votre enfant. Nous, les sages femmes et le papa, seront là pour vous accompagner, vous guider, mais c’est vous qui allez le faire. »

Petit à petit, je prends confiance en moi, en mon corps, en la Femme, celle qui depuis des millénaires met ses enfants au monde toute seule. Jules m’aide beaucoup dans ce cheminement, il est là à tous les rendez-vous, il m’encourage, il croit en moi, ne doute pas un instant de ma capacité à le faire. Je me sens forte, soutenue et aimée. Désormais je suis prête, nous sommes au mois de mars 2016 et ma seule crainte c’est que le bébé n’arrive pas à temps, car si on doit me déclencher je passerai d’office à l’étage médicalisé de l’hôpital et je ne m’y suis pas du tout préparée. Ma peur aujourd’hui, c’est la péridurale.

En route !

Il est environ minuit et on est toujours en train de rempoter nos plantes, Jules prépare à manger, on écoute du bon vieux rock, « Natural Child » ça ne s’invente pas… ça fait deux semaines que le stress de ne pas accoucher dans les temps m’envahit. Depuis deux semaines, mes amis, bienveillants et attentionnés ne cessent de me demander où j’en suis… Ahhhhh ! J’en suis nulle part ! Je me traîne, j’en ai marre, j’ai mal au dos, je sens les vergetures prêtes à débarquer, je ne peux plus rien faire et j’ai peur d’être déclenchée. C’est l’horreur, (amis ne m’en veuillez pas… je vous aime) tous les jours, je reçois les mêmes messages, les « Alors ? » jonglent avec les « Toujours rien ? » quand je suis épargnée par les « Ils te déclenchent quand ? »…. Au secours ! Je ne veux pas être déclenchée ! J’ai d’ailleurs volontairement oublié la date de l’éventuel déclenchement. Je décide de me couper du monde et de refaire surface après mon accouchement, l’attente devient insupportable et en parler n’arrange rien.

Nous voilà donc, tous les deux cette nuit du 31 mars à rempoter nos plantes en écoutant ce rock crépitant. Depuis le début de la journée, je ne prête pas attention aux contractions qui rythment les heures, elles ne diffèrent pas de celles que je ressens depuis deux semaines. J’arrête de m’emballer, quand ça viendra je le sentirai. Lorsqu’on termine de dîner, les contractions continuent leur travail, on décide de se coucher en regardant God bless America, le film est génial, réjouissant. On rit beaucoup mais les contractions s’accentuent en intensité, si bien que c’est rire ou contracter, comme en fait je n’ai pas vraiment le choix, on est obligé de mettre le film sur pause à chaque contraction…

On ne se dit rien, mais on sait tous les deux que le travail est en marche. Les premiers assauts meurtriers à l’égard de Jules commencent avec une grosse fringale. Il est environ 3h et mon boudin de ce midi resté dans le frigo me revient en tête, je me mets à saliver jusqu’à ce que je comprenne à l’air coupable de Jules qu’il n’en reste plus… le doigt sur la gâchette, je ne plaisante plus, c’est urgent je dois manger. Les contractions elles non plus ne plaisantent plus, de plus en plus fortes, je commence à les appréhender. Jules décide de me couler un bain et je m’en réjouis. Je trempe un orteil dans l’eau… glacée !  Arrrgggghhh… le chauffe-eau nous a lâché. Prévoir l’assassinat du plombier, du chauffagiste ou de sa sœur entre l’accouchement et les faire-part.

Il est environ 8h du matin lorsqu’on décide d’appeler un taxi. Je me prépare psychologiquement à faire bonne figure de Bruxelles à Anderlecht, le chauffeur peut refuser la course s’il voit que je suis en train d’accoucher. En même temps, une femme enceinte jusqu’au cou avec une valise et un mec blême en direction de l’hôpital à 8h du matin… c’est quand même un peu grillé, mais ça passe. Les trois contractions que je dois gérer dans la voiture font appel à mes séances de yoga (et aussi à la main de Jules dont je détaille les os un à un).

Le premier jour

On sait qu’un premier accouchement dure en moyenne 14h, j’en ai déjà fait 9 à la maison et lorsqu’on arrive à l’hôpital je suis heureuse d’être restée aussi longtemps au chaud, dans la tanière qui accueillera bientôt notre petit loup. Lorsqu’on arrive, le Cocon n’est pas encore ouvert, on nous accueille en maternité le temps que les sages-femmes arrivent. Deux ou trois contractions plus tard, me voici déjà au 4ème étage dans la baignoire du Cocon. Soulagement, détente absolue, les contractions sont beaucoup plus faciles à gérer dans l’eau. Pour combler mon bonheur, j’apprends que c’est Pascale qui va nous accompagner avec Chantal, la doyenne de l’équipe, un duo de choc ! On les aime toutes les sages-femmes du Cocon, mais Pascale c’est celle qu’on a vu le plus et on a beaucoup d’affection pour elle, alors je suis super heureuse que ce soit elle qui accueille la venue de notre bébé. Et Chantal, c’est la sagesse et l’expérience d’une vie entière à accoucher des femmes, les pieds ancrés dans la terre, elle me rassure. Elle me bouscule un peu aussi, comme il faut, au bon moment et parce qu’il est temps.

Après 5 heures de travail actif, un enchaînement de positions pour aider le bébé à descendre, son corps n’est pas tout à fait aligné, il manque peu de chose mais il est temps parce que je fatigue et le bébé sans doute aussi. C’est à ce moment que Chantal entre en scène, les positions qu’elle m’indique sont plus difficiles mais très efficaces, elle est ferme mais enveloppante à la fois, sa force me guide dans le bon sens et rapidement le bébé reprend la bonne direction. Il est presque 14h, je suis très fatiguée (mes deux nuits blanches passées ajoutées à celle-ci n’aident pas…) et les contractions s’intensifient, je les sens arriver comme des vagues, des tsunamis plutôt. Je les crains et à la fois je sais que se sont mes amies, ce sont elles qui poussent mon bébé vers le jour, alors je ne dois pas aller contre, au contraire, je dois prendre la vague. Je ne vois plus rien, l’écume et les embruns sans doute. Je suis ailleurs, les endorphines doivent faire leur effet. Chantal, Pascale et Jules m’encouragent, m’entourent me donnent de la force. Je ne sais pas d’où elle sort cette force d’ailleurs, c’est incroyable, je me sens tellement vivante à ce moment là. La tête commence à apparaître, à chaque contraction elle avance un peu, je repense à mon col roulé. Je commence à avoir le mal de mer, et alors que je redouble de force pour accompagner l’ultime contraction, je sens la tête passer à travers la vague. Soulagée, victorieuse, le reste arrive tout seul sur le sable. Pascale dépose le petit corps tout chaud sur mon ventre. Jules, moi, le bébé. Rien d’autre.

Pascale fait une percée dans notre bulle. « Mais au fait, c’est quoi son sexe ? » C’est une fille. Soudain, une douce odeur de gâteaux au beurre se dégage. Je me dis quand même qu’ils sont gonflés de s’ouvrir un paquet de p’tits LU sur mon lit d’accouchement, lorsque je réalise que l’odeur vient de notre Joséphine… La boucle est bouclée, fabriquée à Nantes et née à Bruxelles le 1er avril, imprégnée de l’odeur du petit beurre nantais… Bienvenue petit poisson sucré.


Épilogue
Deux jours après la naissance de Joséphine, nous voici de retour à la maison. Un peu déboussolés, on prend nos marques à tâtons, au feeling. On fait comme on le sent, on se fait confiance. Dès le lendemain, notre chère Pascale vient nous rendre visite, je suis très heureuse et émue de la revoir. Elle pèse Joséphine, me donne des conseils pour l’allaitement, regarde si tout va bien pour moi, me rappelle que je dois me reposer et répond à mes questions. Elle reviendra chez nous encore quelques fois avant de nous laisser prendre complètement les rênes. Ce suivi à la maison a été l’un des moments les plus précieux. Le Cocon nous a accompagné, guidé et conseillé avec bienveillance du suivi de grossesse jusqu’à la maison. On y a trouvé ce que l’on était venu y chercher.

Pour accoucher au cocon, les seules conditions sont que la femme qui accouche soit en bonne santé, que la grossesse se déroule normalement et qu’elle ait été suivie par une sage femme de l’équipe du Cocon, que le travail se mette spontanément en route entre 37 et 42 semaines de grossesse et enfin, que l’accouchement se déroule normalement.

Pour plus d’informations rendez-vous sur le site de l’hôpital Érasme à la page du Cocon.

Et pour suivre l’actualité du blog, suivez la page facebook de Paulin !

11 comments on Le cocon : Accoucher, naturellement

  • eve

    très jolie et intéressante expérience!
    moi je n’ai pas prévu d’accoucher ainsi, mais tu m’a fait découvrir un autre univers. j’espère que tout se déroule bien pour vous aujourd’hui.
    grosses bises!!
    Eve

    • Paulin (author)

      Merci Eve, je suis ravie d’avoir pu te faire découvrir l’accouchement naturel à travers mon témoignage,
      il n’y a malheureusement pas encore à ma connaissance de structure de ce type en France, une maison de naissance offrant un suivi de grossesse et accouchement démédicalisé au sein d’une structure hospitalière…
      J’espère que ta grossesse se passe bien !
      Je te souhaite un bel accouchement plein de tendresse 🙂

  • François

    Bravo pour ce choix d’accouchement, vous avez merveilleusement accueilli la petite Joséphine! Si elle est aussi belle, paisible et curieuse, elle le doit certainement à cette arrivée à notre monde. Si je dois accoucher un jour, j’irai au Cocon.
    GPF

  • Marie

    Je découvre ton blog, et cet article par la même occasion. J’ai revécu mon accouchement (au Cocon aussi) à travers ton récit, et j’ai les larmes aux yeux. Merci. Ca me donne envie d’un troisième, mais juste pour l’accouchement :-D! (j’aurais jamais cru dire ça un jour…)

    • Paulin (author)

      Merci Marie pour ton message. Heureuse que mon témoignage t’es replongée dans ton propre accouchement… et qu’il te donne envie de recommencer 🙂 !

  • Lulu

    Quel beau récit!
    C’est en faisant des recherches sur le Cocon que je tombe sur ton article qui me donne VRAIMENT envie d’accoucher là-bas 🙂 J’attends mon 2è petit garçon, j’étais déjà dans un état d’esprit physio pour le 1er mais j’ai accouché à l’hôpital d’Ixelles et, malgré leur chambre nature et l’accompagnement avec ma kiné (qui avait annulé tous ses rdv pour rester avec nous jusqu’à la naissance, quel soutien formidable), je n’ai pas été très satisfaite de l’encadrement général de l’hôpital… Travail qui a duré 22h, j’ai vu je ne sais combien de sages-femmes différentes, puis « allez, on va vous injecter de l’ocytocine » et 3h plus tard « bon, on va percer la poche », tout ça sans me demander mon avis… Avec un gyneco qui s’endormait entre chaque contraction parce qu’il n’avait plus dormi depuis 72h…
    Bref! Je veux reprendre confiance en ma capacité d’accoucher par moi-même pour cette naissance et ton article me conforte dans ce choix. Merci <3
    J'espère que votre petite Joséphine et vous vous portez bien!

    • Paulin (author)

      Ohhhh merci infiniment pour ce joli message <3
      Je suis heureuse de savoir que mon témoignage vous encourage à aller vers l'accouchement naturel. Il y a quelques jours justement, je relisais mon article par nostalgie (déjà ! ...) et je me disais à quel point ma grossesse et mon accouchement ont été accompagnés dans le bon sens.
      Joséphine vient d'avoir un an et elle se porte à merveille ! C'est une petite fille joueuse et rieuse 🙂

  • Justine

    Merci beaucoup pour ce super témoignage! Je suis un parcours assez similaire (Amala+Cocon) et ton récit m aide beaucoup à me projeter et à me sentir d autant plus en confiance dans ma démarche. La grossesse est pour moi une vraie expérience (féministe?) de réappropriation de son corps et ton témoignage illustre vraiment cela aussi je trouve.
    Belle journée
    PS : un conseil de pédiatre sympa/pas hors de prix à St Gilles?

  • Margaux

    Merci pour ce magnifique témoignage, je viens de revivre mon accouchement grâce à vous.

    J’ai accouché en 2015 et j’aurai pu écrire ce texte tant nous avons vécu la même chose! Pascale, première personne rencontree, ma SF referente. Accouchement avec le même binôme que le vôtre, Pascale et Chantal…. dans l’eau. Que d’émotions! Notre Numero2 verra également le jour au Cocon, ça n’en fait pas l’ombre d’un doute

  • Aurélie

    Bonjour,

    Enceinte de mon 2ème, je rêvasse un peu sur le Net sur le sujet grossesse / accouchement. Et voilà que je tombe sur ton article … qui me rappelle de si beaux souvenirs …

    J’ai débarqué au Cocon tardivement dans ma première grossesse, vers le 7ème mois. J’étais jusque là suivie par ma gynécologue, mais avec ce petit qqch qui m’embêtait au fond de moi, ne me sentant pas « à l’aise » à l’idée daccoucher avec elle, sous les spots d’une salle d »accouchement « classique », sans libre pensée aucune.

    On avait d’ailleurs déjà démarré des séances de préparation affective à la naissance avec une sage-femme adorable … pendant lesquelles je me sentais si bien et tellement en ligne avec moi-même.

    Bien-sûr j’ignorais ce qu’était un accouchement, j’ignorais si j’allais avoir assez de force pour le mener à bout, pour tenir la douleur … mais j’avais qqs convictions dont je ne parvenais pas à me défaire: celle que je saurais, au moment-même, la manière dont je voulais accoucher et que je voulais rester maître de ce choix et de cet instant, celle aussi que l’accouchement n’était que l’aboutissement naturel d’une grossesse, pas une opération chirurgicale…

    J’ai relu des dizaines de fois le dépliant du Cocon, dont les mots résonnait tellement avec ma manière de penser, avant d’appeler, de prendre un rdv. Comme toi, dès que j’ai franchi la porte, je m’y suis sentie si bien que j’ai su que c’était là que je devais être, que j’avais enfin trouvé l’encadrement qu’il me fallait.

    Deux mois plus tard, note petite puce est née, de manière si évidente, dans un des bains du Cocon. J’ai toujours dit depuis que j’avais adoré mon accouchement. La formulation a beau laisser perplexe la majorité de mes interlocuteurs, c’est vraiment je pense la plus appropriée. C’était un moment doux, tellement respectueux, tellement en harmonie.

    Merci pour toutes les émotions que tu m’as refait vivre à la lecture de ton texte.

    • Paulin (author)

      Merci Aurélie pour ton message et pour ton témoignage, ce matin à la lecture de celui-ci ma gorge s’est elle aussi serrée, et les larmes… pas loin ! C’est fou cette force émotionnelle qui nous dépasse lorsqu’il s’agit de nos enfants et de ce moment si fort et indescriptible que l’on partage entre femmes seulement. Merci encore <3

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *